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Nessbeal - Ne2s

Après « La Mélodie des Briques » et « Roi Sans Couronne », « Ne2s » est un album qu’on imagine personnel par son nom mais également égotrip connaissant Nessbeal.



Quand les tracks tournent, le constat est là : un flow qui manque d’originalité mais compensé par des thèmes moins obscurs, que ceux qu’on lui connait.

Avec Skread à la prod sur presque tous les morceaux, cet opus sera-t-il un classique du rap français ? C’est ce qu’on se demande dés « Certifié classique ». « A chaque jour suffit sa peine » est, quant à lui, le premier son quelque peu intimiste à avoir tourné sur les ondes FM françaises.

Oublier l’égotrip, il revient au galop avec « Ca bouge pas ». Plus punch, c’est l’occasion de lancer une dédicace au Maroc. Puis on déconne sur « After ». Aux côtés de La Fouine, Nessbeal pose des couplets de soutien aux gens qui galèrent sur « Au bout de la route ». Le père de famille va même jusqu’à lâcher un message pour ses enfants dont « Papa instable ». Les voix enfantines du refrain viennent contrebalancer avec sa voix d’homme, lui qui se livre à nouveau sur « La traversée du désert » évoquant son parcours et ce Maroc, en toile de fond.

Puis, c’est le brouillard l’espace de « I.L.S » en featuring avec Bradley Jones, la pointe anglaise de l’opus. Ness aurait-il fumé un peu plus pour le faire, avec un flow presque plus lent que d’habitude ? En tout cas, si on doutait de son côté séducteur, « Ma grosse », sorte d’opération séduction poussée à l’érotisme, avec Orelsan, nous ôte tout doute. Au détour de « Je vole au-dessus de ça », on découvre une adolescente, Isleym et son joli grain de voix. Autre surprise du morceau, Ness nous parle de façon ouverte de religion. Et arrive, Evaanz, la deuxième fois féminine de l’opus avec « Bouteille à la mer ». On en arrive à se redemander si ce disque deviendra un classique du rap français.

Voilà enfin le « Ne2s » ? Des « hey », un son de tribu : l’univers de Ness tout simplement, lui qui semble presque bipolaire avec « Balles dans le pied ». Est-il son propre démon ? Enfin, le meilleur est pour la fin ! « Poussière d’empire » en duo avec Indila est un rappel de l’Orient. Tout colle : le flow, la prod et les vulgarités laissées au placard. L’album se termine donc avec classe pour cet enfant du Sahara.



By: Siham TOUIL

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