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Entrevue avec Ray Ray



Ray Ray ça fait un bout de temps que rien n’avait sorti de ton coté. Que faisais-tu pendant tout ce temps?

Ray : C’est plus ou moins ce que je fais de ma vie, je travaillais sur plusieurs projets comme producteur avec différents artistes.

Parle-moi du titre « La Cité », ça ne fait pas trop cliché rap français?

Ray : Cliché dans quel sens? (Hell-T: Ben ça appartient plus au registre français, non?) Ouais, ouais. C’est drôle que tu demandes la même question que Skillz m’a posée. Au début j’avais déjà un nom pour l’album, j’étais supposé l’appelé « Scientific », mais au bout de la ligne je « feelais » pas trop le nom de l’album, alors j’avais une chanson sur l’album qui s’appelait « La Cité » et je voulais pas dire Le Plan et j’vais pas cacher que je vise quand même la France avec l’album là et j’ai pris le nom de La Cité comme ça, rien de stratégique.

Tu as gagné le trophée du meilleur producteur de l’année au gala Montréal-Underground pour l’année 2004, toi, personnellement, à Montréal est-ce qu’il y a d’autres producteurs qui te font « triper »?

Ray : C’est sûr qu’il y en a plusieurs. Honnêtement je passe pas mon temps à écouter les radios, j’suis pas un gars de radio, j’écoute des CDs. Des gars comme Manifest c’est très fort, Appollo qui travaille sur le prochain solo de Bless avec moi, il y a un nouveau gars qui s’appelle The Illest qui va être sur Bless aussi. J’pourrais t’en donner 10-15, mais on sait c’est quoi, j’veux pas en oublier, sinon j’vais me faire dire : « Hey ! Tu m’as pas donner mes props ! » Montréal c’est trop petit.

Tu t’attends à quoi avec l’album ?

Ray : J’m’attends que le monde « feel » l’album. Il y a tous les styles possibles qui sont sur le marché en ce moment. C’est un album pour montrer mes « skills » de producteur, montrer aussi les MCs qui sont sur l’album. Je pense les « feedbacks » vont être positifs, puis côté vente je peux rien dire parce que sur le marché québécois ça passe ou ça casse.

Au Québec, on finit toujours par faire tout soi même la plupart du temps, mais toi tu as nulle autre que ta mère pour t’aider dans ta business ? Comment ça se passe?

Ray : Ben ma mère s’occupe de la paperasse, du « booking », des choses que je n’ai pas le goût de faire nécessairement, déjà prendre soin de la musique c’est un casse-tête. Si en plus il fallait que je m’aventure dans les papiers et passer mes journées sur le téléphone… C’est vraiment un gros travail quand même. Elle est gérante d’artistes comme O.L.1.K.U, DJ Blast…Elle entreprend sa deuxième carrière et elle me donne un coup de main. Il y a beaucoup d’artistes qui ont eu recours à leur mère comme gérante comme Busta Rhymes par exemple.

Ça pourrait être quand même une cible facile si quelqu’un décidait de sortir un diss sur toi, comment tu « deal » avec ça ?

Ray :Bah jusqu’à maintenant j’ai juste entendu une fois un petit « diss track », mais peu importe, la plupart du monde comprend, que quelqu'un de ta famille te supporte. Si c’était ma sœur, ce serait ma sœur, mais là ça à l’air que c’est ma mère et elle fait bien ça.

Parle-moi un peu de l’album. Depuis « Le Plan » avec les Architeks qu’est-ce qui a changé ?

Ray :Ça commence, côté sonore, à refléter mon coté américain, moi j’suis moitié américain et mon son commence vraiment à avoir une sonorité US. On n’entend pas des « samples » de musique classique comme sur « Le Plan ». On s’éloigne de ça, maintenant tout est composé, y’a du G-funk du Boom Bap East Coast, du club East Coast, un peu de tout. C’est une nouvelle facette pour moi que j’explore, des refrains (hooks) à la Nate Dogg. Comme le single « les Rues de Montréal » les hooks sont « anthem style ».

N’oubliez pas que l’album de Ray Ray « La Cité » est en magasin depuis le 10 Mai en featurings : Sat de la FF, Busta Flex, O.L.1.K.U, Bless, Frenchi Blanco, Stratège, Cobna, La Case Nègre ! GO COP IT ! Également à surveiller bientôt l’album solo de O.L.1.K.U !



By: Hell-T

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