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Photoshoot dans le quartier avec Fouki #streetstyling

Pendant les dernières semaines, nous avons visité le quartier de plusieurs rappeurs, DJ's ou producers montréalais afin d'improviser quelques photoshoots. Ainsi, notre photographe Alex Dilem a, à l'aide de SDG, préparé une série uniquement basée sur le fashion. Voici la première de ce projet avec Fouki qui a décidé de nous inviter dans son spot préféré à Montréal : le Parc Lafontaine.



FOUKI (shoot)

Pour toi, c'est quoi avoir du style ?

Être capable de porter n'importe quoi. De savoir bien s’approprier les vêtements et accessoires que tu décides de porter.

FOUKI (shoot)

D'oú viennent tes influences?

J’ai vraiment feel Eminem avec son film 8 Miles et 50 Cent avec Get Rich or Die Trying. Sinon, mon père et mon oncle pour le swag d’hockey. Eux qui rock des chandails de hockey dans l’street. J’ai même déchiré les manches d’un de mes chandails du Drakkar de Baie-Comeau. C’est de là que mon père vient. Je faisais les camps de Baie-Comeau dans le temps comme gardien de but, je recevais des shots des gars de la LHJMQ, c’était lit!

Es-tu passé par différents styles? Changements de goûts?

For real j’ai toujours été un peu dans le même style. Le style familial. Celui de prendre du linge de mes grands-parents. Quand mon grand-père est décédé, ma grand-mère m’a dit de fouiller dans son garde-robe et je suis tombé sur des trucs très nice. Y’a eu aussi l’influence de mon cousin. Vu qu’il fait du rap, il portait beaucoup de pantalons baggies et des t-shirts très larges à l’époque. Sinon, en secondaire 1-2-3, je portais du Adidas, je portais des casquettes carrées style snapback et je disais : OK LÀ. (rires)

FOUKI (shoot)

Est-ce qu'il y a des marques, styles ou morceaux que tu trouves classiques/indémodables? Et à l'inverse, des marques ou morceaux que tu trouves insupportables?
Tommy Hilfiger, ça va toujours rester soin. Mais c’est rare que je vais m’acheter du linge dans les magasins qui coûtent cher. Je suis clairement plus un gars de friperies. J’ai un boy qui fait des patchs et de la couture avec sa marque One and Only, c’est d’ailleurs lui qui a fait mon fou jacket beige. One and Only, ça va toujours rester à la mode (rires).

Musicalement, en reggae, je vais dire Gregory Isaacs et son morceau Babylon too Rough, sinon Still Dre et Don Bruce (rires).

FOUKI (shoot)

Comment tu décrirais ton style actuel? Qu’est-ce que tu cherches à exprimer?
Un style qui donne dans la simplicité, c’est ça que je cherches à exprimer.

Selon toi, quelle première impression laisses-tu aux gens qui te croisent dans la rue, basée uniquement sur ton look?
Souvent, y’a beaucoup de monde qui ne savent pas que je suis rappeur et vont me dire : « Hey toi, t’as l’air d’un rappeur!». Pourtant, j’essaie d’avoir un style normal mais pas trop sérieux, il faut dire que c’est vrai que je peux avoir l’air un peu pouki (rires).

FOUKI (shoot)
FOUKI (shoot)


Quand je sais ce que je veux, je vais dans une friperie. Si je dois m’acheter absolument des souliers, ça va devenir une corvée, vu que je n’ai plus le choix, ça me fait chier d’avoir à y aller. Faut dire que je magasine rarement, peut-être 2 ou 3 fois par année. Quand je magasine, j’y vais for real, je vais prendre tout ce que j’ai envie ou presque, mais après je n’y retourne pas dans les 6 prochains mois.

Si j'avais un budget limité, c'est sûr que mon style changerait. J’aurais des pantalons trop funky pour tout le monde mais à part ça je serais pareil, des pantalons, ça coûte tellement cher. (rires)

FOUKI (shoot)

Pourquoi avoir choisi le Parc Lafontaine pour notre photoshoot?

Because it’s the hood, Plato Hess wech! Mon style fit dans n’importe quel endroit à Montréal, au Québec et même au monde. Le Parc Lafontaine c’est là que j’ai viré mes vrais premières brosses de squad et où j’ai fumé mes premiers plus gros dank. C’est dans ces premiers chilling-là que j’ai commencé à freestyler. On se rejoignait souvent une dizaine d’emcees dans le Parc Lafontaine pour des gros cyphers. J’ai tellement fait de rencontres rap dans ce parc que ce soit les gars de Ségala, LaF, l’Amalgame, le Canevas Crew, les gars de La Fourmilière quoi! On faisait des jams impro avec des patnè à la guitare, un papi saxophoniste motivé et des gars au beatbox. Ça se donne tellement plus comme avant que j’en ai même fait une line dans un de mes morceaux :

C’est parti dans les parcs man / freestyle à une table man / maintenant c’est rare de starter un jam man / maintenant j’écris sur mon fuckin’ Mac… damn!


Crédit photo : @alexdilem



Par: ADL

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