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Bilan de l'année 2005

Si l’actualité hip-hop se termine sur la note de la polémique avec la venue 50 Cents à Montréal, il n’en demeure pas moins que cette année a été extrêmement productive, prolifique et fertile pour cette culture.



Jamais le hip-hop québécois n’a été aussi couvert par les médias mainstream qu’en 2005. Que dire, il ne reste plus que les passages à la radio commerciale et le tour sera joué!

L’année 2005 débute sur les chapeaux de roue: le 6 janvier, Unistar Media lance un premier magazine hip-hop québécois au nom initial de Vibeplus Magazine. Succès imminent. Gratuit et au format 8.5/11, cette revue léchée promet la couverture maximale de la scène urbaine québécoise et francophone. À partir du deuxième numéro, Vibeplus Magazine devient Unistar Magazine.

Du côté musical, plus d’une trentaine d’albums de rap québécois se sont retrouvés sur les tablettes en 2005. Nos coups de cœur ont été le deuxième album de Taktika, L’affaire Taktika et le premier album de King, King City. Ces derniers proposent un rap francophone d’une grande qualité aux textes honnêtes et aux flows originaux. Pour rester dans un contexte de bonne qualité, de nombreux vidéoclips se sont distingués cette année: « On finit par se perdre » de Papaz et L’Assemblée, « Bienvenue dans mon game » de Buzzy Bwoy, « Pour le ghetto » de Jérôme-Philippe, « Seulement au mic » de Ruffneck, « Marche, Marche » de Catburglaz, « Hard Letting go » de Manspino et « Duo du balcon » d’Accrophone. L’année 2005 marque également la sortie du dernier album et la fin du collectif Atach’ Ta Tuq qui a fait bonne figure ces dernières années dans la scène hip-hop locale.

En plus des festivals spécialisés en hip-hop tel que le festival Urban Synergy, Festival Urbain en Mauricie, Represent, Underpressure, la plupart des festivals grand public de Montréal ont présenté des scènes hip-hop. En 2005 encore, la plus grosse compétition de break-dance du Québec, le War is War, a été présenté dans le cadre du festival Montréal en Lumière en février dernier. L’année 2005 a aussi été l’année des galas avec celui de Montréal-Underground et d’Unistar Media. Notons aussi la création d’un jury 100% hip-hop au gala de l’Adisq. Jamais le hip-hop n’a été tant consacré. À cet égard, Daniel Russo Garrido, Damien, Catburglaz, et Accrophone (pour le rap) reçoivent de notre part une mention spéciale ainsi que Monk-e (pour le graffiti); à notre avis, ces artistes se sont démarqués cette année. 2005 souligne aussi le retour déchirant des tags et des graffitis dans le métro de Montréal! Du côté cyber: pour la première fois, un site Web québécois est reconnu par la scène canadienne, cela a été le cas pour HHQC.com nommé aux Urban Music Awards en 2005.

Pour finir, l’année 2006 permettra aux nouvelles recrues telles que Cyrus, Frekent, 2 Toms Up et South Shore Riddem de sortir leur premier album. Ils sont très prometteurs, surveillez-les. Nous attendons aussi impatiemment la sortie des albums de Frenchi Blanco et de Ale Dee pour ce printemps. Enfin, 2006 marquera le retour en force des groupes pionniers du hip-hop tels que Rainmen et Muzion.

La création artistique ne ralentit pas, elle se peaufine et elle présente des produits d’une excellente qualité tant sur le plan de la musique, de la danse que du graphisme. Les artistes ont leur signature et leur style est perpétuel mouvement. Le hip-hop fait sa place et il est là pour durer. Mais une question persiste: comment expliquer la discrimination culturelle faite à l’endroit de la culture hip-hop? Pourquoi l’industrie du loisir au Québec la diabolise? Nous avons toute l’année 2006 pour répondre à cette question.



Par: Groupe Style Communications

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