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Harlem Shake

En ce 23 février 2006, on a pu sentir le Harlem shake faire vibrer tous nos membres.



En effet, Juelz Santana était au Dôme pour nous présenter les morceaux de son deuxième album What the game’s been missing. Si l’on se fie sur l’enthousiasme qu’il dégage, le jeune poulain du collectif Dipset pouvait s’attendre à être bien reçu par le public montréalais.

Après avoir traversé une sécurité qui semblait avoir été formé par les douaniers américains, nous sommes immédiatement entré dans une ambiance où s’entremêlaient fans et hustlers. Les bijoux brillants et les tissus rouges laissaient entrevoir beaucoup de fébrilité dans une salle qui s’est remplie lentement. Une chance que l’on pouvait compter sur les DJs Red Dredd et Mike Mission pour nous divertir avec les plus récents bangers car on semblait vouloir retarder le début des prestations pour maximiser le nombre de gens sur place.

Après le passage d’une troupe de danse dont j’ai malheureusement raté le nom et la classique distribution des présents dans la foule le spectacle a pu commencer.

L’ouverture a été dans les mains de Magnum 357 accompagné des gars de Upnorth. Il a donné une prestation solide avec 3 chansons mais la foule ne semblait pas embarquer. Comme quoi que Montréal semble toujours hésitante à rentrer dans le vibe des artistes locaux. Je me dois tout de même de mentionner l’effort de Magnum et que l’on entendra parler en masse du MC dans les mois à venir.

Ensuite, nous avons eu droit à Bad News Brown (et oui encore lui!) avec 2 autres acolytes qui ont rappé en ouverture du prodigue de l’harmonica. Ceux-ci m’ont plutôt laissé froid même que la foule a montré un désintérêt en lançant des objets sur la femme qui dansait sur la scène. Il a fallu que Bad News intervienne lui-même avec sa sagesse pour ramener le public à l’ordre en envoyant une chanson à saveur consciente. Après nous avoir annoncé que son album était au mastering en mai, il a continué sa prestation en nous enjôlant avec son instrument.

Le prochain artiste a été présenté comme un artiste ayant collaboré avec The Game et venant de Toronto, ce qui a grandement piqué ma curiosité. Le rappeur du nom de JB a sans doute voulu trop démontré son savoir-faire surtout quand il s’est laissé aller pour dénigrer les groupes établis de Toronto. En effet, il a nommé les Kardinal Offishal et Choclair entre autres prétendant qu’ils n’ont aucun street credibility dans la ville-Reine. Dommage que la prestation offerte n’aille pas été à la hauteur de ses dires.

C’est sur cette ambiance que les gens s’agitaient à l’idée de l’arrivée de Juelz et je l’avoue, j’avais hâte en coliss qu’il se pointe. L’attente ne se fut pas trop longue pour que le 80’s baby débarque avec son hypeman ainsi qu’un caméraman de l’équipe promotionnelle de Dipset sur des sons lourds. Bandeau au niveau des yeux, manteau de fourrure, grand sourire figé au visage, Juelz a immédiatement gagné la foule en rappant les anciens hits comme Hey Ma pour ensuite débouler pas mal tous les autres hits de ses albums et chansons sur mixtapes du Dipset (I’m back, Gangsta music, Oh yeah, Murda, Clockwork, Santana’s town, etc.). Parlant d’éboulements, on veut dire une succession de moitiés de chansons résultant en une prestation énergisante mais malheureusement trop courte. Du moins, Juelz nous a quand même donné quelques discours et aussi un aca pella de son single Mic Check dont il semblait très fier.

On doit définitivement donner à Juelz qu’il a énormément de charisme et une bonne présence sur scène. Je crois que son point fort est qu’il a été capable de faire un spectacle semblant viser vraiment chaque personne au lieu de juste rapper comme ça pour le public.

Puis pour les amateurs de drame, oui il y a eu de l’action physique mais heureusement seulement après la prestation de Juelz mais je ne peux pas en dire plus car un peu comme tout le monde sur place, je n’ai rien vu, rien entendu, haha!

Moments chauds :
-L’entière prestation de Juelz et aussi l’exhibition de son big ass bling, honnêtement, cela brillait en masse

Moments froids :
-La prestation des gars avec Bad News Brown et la femme les accompagnant sur scène qui s’entêtait à faire aller ses fesses malgré les objets lancés sur elle

Mention honorable à :
-Magnum 357 qui a assuré malgré une manque de réceptivité de la part du public
-Dice B pour avoir usé de son influence permettant à AlphaZooloo du RoyalBox de photographier le spectacle même si on était logiquement accrédité et venu pour cela!
- À Big Daddy ent. qui ont organisé le show.
- À Zooloo pour le hook up me permettant d’avoir assisté au spectacle et de vous en faire la critique.

Sur ce il ne me reste qu’à dire DIPSET DIPSET et vous encourager à vous procurer son deuxième album en magasin What the game’s been missing.

Que la paix soit sur vous



Par: Lucky Charms

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