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Le Chum - Musique Lente

Avec plus de cent chansons à son actif, de nombreux mixtapes et même un Greatest hits (!), l’un des instigateurs du mouvement Crunk au Québec présente son premier album officiel, distribué sous l’étiquette BBT Wreck Hurds.



La première question que les gens peuvent se poser en écoutant le Chum, est-ce qu’il est sérieux? J’ai obtenu ma réponse lorsque je l’ai rencontré pour la première fois il y a environ 4 ans. C’est définitivement un personnage charismatique qui ne se prend pas au sérieux, comparé aux rappeurs qui jurent sur la vie de rue, qui ne représente en rien leur réalité.
Est-ce alors un pastiche du dirty south américain? Je dirais plutôt une émulation du style qui prône l’exubérance, la consommation et le mode de vie festif, tournant autour des femmes, des voitures et du style. Ainsi, sur Musique Lente, le Chum s’autoproduit à 99% du temps et ses instrumentaux se sont grandement peaufinés depuis ses débuts. Ils sont bien agencés et dans la plupart des cas accrocheurs, particulièrement sur C’est quoi le deal, C’est ça qui est ça et l’échantillonnage pour la chanson C.H.U.M.
On ne s’étonnera pas de constater que le Chum performe mieux derrière les consoles que sur le micro, ayant une approche très simpliste et faisant des rimes parfois facile, parfois très drôle, et à d’autre moment un peu corny. Ainsi, l’égocentrisme du Chum est omniprésent sur la majorité des morceaux, utilisant à outrance les concepts de swag et de prêcher d’être le best.
Le Chum est définitivement à son meilleur sur les chansons qu’il défini comme du « rap bonbon », soit du rap minimaliste et simpliste. Le meilleur exemple de l’album serait Laquelle que j’va mettre, où le Chum parle de sa collection de casquettes et non pas de ce que les esprits obscène auraient pensés! Côté collaboration, la majorité sont issues de son entourage immédiat, le collectif Dézèd (Lintrus, Diewhen, Johnny B Hood, Rékal, etc.). Certains se distinguent positivement sur l’album (Lintrus, Diewhen, Rékal) tandis que d’autres n’apportent pas vraiment de renforcement (Big Nomad, G. Wolf). L’album se conclue de la même manière que tous les derniers projets du Chum, avec un Posse Cut, où tous ses acolytes sont présents.
Enfin, l’album n’est pas mauvais, loin de là, mais il me semble qu’il soit créé pour plaire à un seul public, les fans de Dirty South. De plus, étant donné le titre Musique Lente, j’aurais bien aimé en bonus un Chopped-and-Screwed d’un de ses succès tel que So Fresh ou Lance des chaises. Sommes tout, c’est une bonne introduction pour le Chum et il sera intéressant de voir la suite de son parcours.



Par: Ghetto Érudit

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