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OG Hindu Kush – In 3D

Le parcours de Loe Pesci dans le rap jeu québécois est assez impressionnant quand on prend le temps de l’analyser. Étant dans l’entourage du hip-hop au Québec depuis une quinzaine d’année, le concept de jeune vétéran fait définitivement du sens.



Ainsi, après avoir été en duo avec The Narcicyst (Patrick Batemen) et avec Pako (Pako & Pesh), il s’allie cette fois avec le rappeur Osa issu de la ville des sénateurs. Comme Loes, c’est un fervent amateur de punchlines et de rimes multi-syllabiques ce qui augure bien leur nouveau projet OG Hindu Kush.

D’abord, la pochette attire immédiatement l’attention par son originalité et le dopeness du design fait par Winchester et pimpé en 3D par la boite SexyLegs VFX. D’emblé, on peut comprendre que le milliardaire Sir Richard Branson joue un « rôle » particulier dans l’album. L’intro débute au festival de Cannes où la production de Branson OG Hindu Kush : In 3D est présenté hors compétition au public français. Par la suite, lors d’une soirée chez le milliardaire, 2 hommes foncés, présumés Loes & Osa, auraient volé le prototype de la navette spatiale des entreprises Virgin. Le reporter nous fait ensuite mention que Sir Branson ne veut pas porter plainte « because the two Brown mens were cool as f*ck »!

L’album s’enclenche ensuite avec plusieurs banger consécutifs dont « Grey alien suits » où les deux protagonistes parlent qu’ils veulent leurrer la N.A .S.A. pour avoir un booth sur une station spatiale puisqu’ils ont dépensé toute leur avance de fond sur des grey alien suits. Vient ensuite l’excellente I have learned qui fait état de leur difficulté à faire confiance aux gens et aux femmes pour différentes raisons. Sans aucun doute le morceau qui fait le plus parlé sur l’album est la pièce Hell’s kitchen avec la participation de Royce Da 5’9 où chacun des rappeurs propose sa défense contre des actes reprochés (Gros props pour l’image dessiné dans le livret!). De plus, les productions sur l’album sont bien réalisées et dans la majorité des cas, accrocheuses et ce, même si les producteurs sont up-and-commers et/ou méconnus du public (Moonboots, 80rock, JD Blacklisted, Crack Moses et Loes lui-même).

Une chose que j’apprécie particulièrement de l’album est la façon que le produit est dosé. Beaucoup de pattern de rap compliqué et technique mais le tout est entrecoupé d’interludes instrumentales (Night music, Make a fool of somebody, Chess or checkers, Los Alamos exit), ce qui facilite la digestion du produit. Ainsi, in 3D est définitivement un produit au dessus de la moyenne de ce qui se fait localement. C’est donc avec beaucoup d’appréhension qu’on surveille les projets à venir du groupe. Enfin, on peut définitivement appliquer le slogan de Loe Pesci aux rappeurs qui veulent compétitionner avec ce genre de produit; Step Your Life Game Up!



Par: Ghetto Érudit

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