M.I.A c’est la musique du Tiers Monde. C’est ni noir, ni blanc, ni urbain. Ce n’est ni « West Coast », ni « Dirty South ». C’est la jungle, la poussière, la sueur, le coca cola dans un sac en plastique, les fruits exotiques, la guerre, les putes et la pauvreté.
M.I.A., c’est la Gramsci de la musique, elle combat l’hégémonie culturelle bourgeoise. Elle a pour mission de nourrir une génération souffrante de malnutrition artistique et culturelle. Elle aurait pu facilement faire des albums purement Pop, la formule étant universellement accessible. Elle choisie de faire des albums créatifs, et soyez assuré, tous les artistes ne font pas de même. Si ses propos sont sérieux, ses beats sont complètement festifs, créant un équilibre tout à fait succulent. Le premier album, Arular était beaucoup plus politisé et dure que son deuxième Kala, qui laisse paraître une certaine vulnérabilité chez la jeune Sri Lankaise. M.I.A en Live c’est découvrir une énergie qu’on ne savait pas que l’on avait.
Au Metropolis, le 26 novembre 2007, avec the Cool Kids